On le sait, du fait du papy-boom, l’inversion imminente de la pyramide des âges va forcer l’entreprise à revoir la copie des seniors qu’elle poussait depuis tant d’années à la retraite anticipée ou au chômage définitif. Pour autant, la nouvelle réalité démographique des cadres ne pourra redresser la barre sans une évolution des mentalités.

Dans la vie quotidienne de nos sociétés développées, il va déjà de soi qu’à 55 ans, on est encore dans le coup, physiquement, socialement, culturellement, relationnellement. Bref qu’on a des choses à vivre, à partager et à transmettre. L’entreprise l’entend-elle vraiment de cette oreille ? Même si un ado peut en remontrer à ses parents pour installer un logiciel ou manier une console de jeux, la question de la transmission des aînés vers les cadets reste plus que jamais d’actualité.

Partout dans la société où elle peine à se faire, la violence finit par éclater. Alors ? Les juniors sont-ils prêts à ce qu’on leur transmette quelque chose, même si leurs récentes études les rendent parfois plus efficients dans certains domaines (maîtrise de l’anglais, dernières techniques de gestion et de management….) ? Et les DRH sont-elles mobilisées pour optimiser cette transmission ?

Attention à ne pas manquer ce rendez-vous, dont l’enjeu est de taille. Si le jeunisme ambiant achève de convaincre les jeunes recrues qu’elles procèdent d’une toute-puissante génération spontanée qui n’aurait rien à apprendre de personne, qu’on ne s’étonne pas d’en faire des mercenaires toujours prêts à quitter sur l’heure pour se rallier au mieux offrant. Donc vive la transmission des seniors aux juniors qui peut aider l’entreprise à moduler le turn-over de ces derniers et donc à mieux assurer la relève de son haut management.



 

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