L’information circule désormais à toute vitesse et tous azimuts.
Téléphones portables, intranet, internet, médias… Les murs de notre bureau et de notre entreprise se sont volatilisés pour nous exposer au regard de tous et exposer chacun à notre appréciation.

La transparence est à tel point de mise que nous nous sentons quasiment en devoir de tout savoir et de tout faire savoir.
Je sais donc je suis… Quoi, au juste ? Un cadre toujours dans le coup, certes. So what ?  Car nous payons au prix fort ce déluge de communication. D’abord en voyant notre temps dévoré par une pléthore de mails et d’appels téléphoniques. Ensuite en constatant que depuis que l’info partagée par tous circule en flot indifférencié, elle a perdu sa valeur d’hier. Elle ne promeut plus au rang des initiés. Les cadres en font la cuisante expérience chaque fois que, sommés de réagir instantanément aux messages dont on les bombarde, ils constatent que leur implication reste sans suite. 

Savoir n’est plus pouvoir
, voilà la part obscure de la révolution numérique que nous peinons à intégrer, bien qu’elle soit aussi riche de promesses. Car savoir c’est aussi mieux partager, pour peu que… l’entreprise relève le défi de l’intelligence collective !



 

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